A Kayes ville où les langues vernaculaires sont le soninké et le khassonké et le peul, le bambara avec le statut de langue véhiculaire fait que la population kayesienne se sente dans une situation diglossique. Ces langues d'Afrique de l'Ouest présentent un continuum linguistique, c'est-à-dire que même les variantes les plus éloignées restent mutuellement intelligibles et qu'il n'y a pas de limites géographiques claires entre chaque dialecte identifié. Elle est la principale langue maternelle du pays (46 %) et la plus parlée (82 %) . En France, les locuteurs du bambara sont très nombreux, c’est probablement la langue africaine la plus parlée dans les diasporas africaines. L’interdit. Linguarena est une nouvelle façon d’apprendre les langues et d’améliorer son niveau. Le bambara fait partie des langues du groupe mandé (terme dont l'origine est la même que celui de malien). dans l'ouest : kaarta, parler de Tambacounda ; dans le nord : Beledugu, Bananba, Mesekele ; dans le sud : Cakadugu, Keleyadugu, Jalakadougu, Kurulamini, Banimɔncɛ, Cɛmala, Cɛndugu, Baninkɔ, Shɛndugu, Ganadugu ; dans l'est : Kala, Kuruma, Saro, dialectes au nord-est du Mopti (surtout Bɔrɛ) ; dans le sud-est : Zegedugu, Bɛndugu, Bakɔkan, Jɔnka ; dans le nord-est : Bambara Maoundé, Bambaras, parler de Tombouctou. Juridiquement, le français est la langue officielle du Mali, tandis que le bambara est une de treize langues nationales. Dans les temps reculés, les Bambaras pratiquaient parfois la déformation du crâne. Cf. En réalité, les Bambaras sont les plus nombreux du groupe Malinkés, Mandingues. Les locuteurs de langues tai-kadai sont de race sud-mongole. LES AUXILIAIRES ET LANGUE BAMBARA 1. La répartition des locuteurs de chacune des langues varie selon les régions : le bambara est parlée essentiellement dans les régions de Ségou et Koulikoro, le peul dans la région de Mopti, le songhay dans la région de Tombouctou et le soninké dans la région de Kayes [1]. Elle sert de langue véhiculaire entre presque tous les maliens sur la majorité du territoire et son influence tend à augmenter au détriment des autres langues. Après le "dutigi", viennent ses frères puînés, "dwaninw". »[4]. De même, l’achat des biens de consommation se fait de façon collective. L'importance de la tradition orale est soulignée par de grands penseurs africains comme Amadou Hampâté Bâ : « Dès l’instant où un être est doué du verbe, quel que soit son degré d’évolution, il compte dans la classe des grands privilégiés, car le verbe est le don le plus merveilleux que Dieu ait fait à sa créature. Il ne faut pas cependant penser que l’attitude religieuse mandingue ne soit faite que de crainte, de piété et de soumission. Dans un contexte plurilingue comme celui du Mali, la complexité des dynamiques linguistiques et des tensions diglossiques entre les langues nécessite une approche étudiant à la fois les facteurs intra- et extra-linguistiques. Statuette en bois de femme bambara (Musée de la Smithsonian Institution). Le pluriel se forme en ajoutant « -w » ou (pour 4 mots) « -nu » aux noms ou adjectifs. La famille est une chose fondamentale pour les Bambaras. D'où leur nom qui signifie « ceux qui ont refusé de se soumettre » (de ban = « refus » et mana = « maître »). Chaque femme mariée et ses enfants célibataires forment des entités dénommées "gwada "(étymologiquement aux foyers, lieux de cuisson des aliments) au sein de la famille étendue. maître de tout) l'éternel, créateur de tout ce qui existe, demeure dans le ciel et échappe à l’intelligence humaine. La femme bambara porte le pagne, souvent ouvert sur les côtés, avec le boubou. Les Bambaras vivent traditionnellement de l'agriculture, alors que les troupeaux de bovins et d'ovins sont confiés aux pasteurs Peuls. « s » se prononce le plus souvent comme dans le mot français « sapin », mais il peut parfois se prononcer « sh » (en alphabet phonétique [ʃ]) comme dans le mot « chapeau », ou encore [z], notamment après une voyelle nasale. Cette tradition orale se transmet par les griots, qui sont à la fois des conteurs, des chanteurs et des livres d'histoire humains qui ont étudié l'art du chant et du récit pendant de longues années. Il convient de savoir se les concilier grâce aux prières, pratiques magiques, aux rituels, offrandes, au respect des interdits et aux sacrifices. : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article. Le Corpus Bambara de Référence fait partie d'un macro-projet Corpora Mandeica qui regroupe des corpus de plusieurs langues mandé, c’est un corpus massif de textes annotés en langue bambara. Les ancêtres occupent aussi une place importante parmi ces agents intermédiaires entre le divin et l’homme dans les croyances traditionnelles. En milieu bambara, il n'y a pas de rupture entre les vivants et les morts. La langue bambara est appelée bamanankan par ses locuteurs, mot formé de bamanan (« bambara ») et de kan (« langue »).. On les invoque par des formules spéciales héritées des ancêtres. Elle est étroitement liée à la dioula, mais il est également tout à fait semblable aux autres langues mandingues, telles que Mandinka et Malinké. Dans une phrase négative, ye devient ma. La tradition orale représente donc tout un corpus de savoirs qui se transmet de génération en génération et qui a pour fonction d’expliquer le monde, l’histoire, les rites, la nature environnante, l’organisation sociale, les techniques, les relations humaines. La troisième génération se compose de ses "môdenw" (petits-enfants). En dehors des trois millions de Bambara, il est utilisé comme langue véhiculaire par la majorité des autres Maliens. Ils ont dicté à la communauté les règles qu'elle doit suivre pour bien fonctionner. Le bambara, comme toutes les langues mandées, est aussi une langue tonale où la variation du ton change le sens du mot (bá = maman / bǎ = chèvre). À l’échelle de la sous région ouest-africaine, le bambara a des variantes (le dioula, le khassonké, le malinké, le mandinka, le maraka-dafin, le kakolo) qui sont parlées à la fois au Mali, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Burkina, en Gambie, au Sénégal. On pourrait simplement la définir comme la présence du sacré en toutes choses. La meilleure application pour apprendre le Bambara! Langue principale du Mali, elle est aussi, sous des variantes proches, parlée au Burkina-Faso, en Côte-d'Ivoire et en Guinée. Le plus souvent, chaque consonne correspond à un seul son. Notre application fonctionne en ligne et hors ligne (limité). Comment t'appelles-tu ? Essayez Linguarena bambara, c’est gratuit ! nécessaire] ». Une active communauté malienne de langue bambara utilise l'écriture n'ko. Cours de bambara proposés par l'association Donniyakadi : Ateliers de langue bambara de l'association ethnoArt : Cours de langues africaines, Interprétariat,Traduction, Déclaration universelle des droits de l’homme, http://instat.gov.ml/documentation/Tableaux_Demographiques_VF.pdf, http://www.inalco.fr/index.php?id_secteur=1&def_lang=fr, Cours de bambara à l'École normale supérieure, http://donniyakadi.over-blog.com/article-donniyakadi-organise-des-cours-de-bambara-a-paris-91813861.html, http://www.ethnoart.org/cours-musique-danse/45-langues/113-cours-de-langue-bambara-saison-2012-2013, Sources d'information traitant du bambara, Dictionnaire Bambara-Français "Bamadaba" (env. Les plus efficaces, car leur appartenance au monde de l'invisible, domaine de dieu, des forces et des génies, leur permet d’intercéder auprès des autres forces intermédiaires. Toutes ces recommandations ne sont pas là pour gêner la vie quotidienne mais tout au contraire pour permettre son bon déroulement en protégeant l'ordre du monde. Pour les Mandingues, chaque homme reçoit un corps neuf. Le travail des femmes et des enfants est donc très important. nécessaire][15]. Les principaux dialectes du bambara au Mali sont : L'écriture Woyo Couloubayi a créé à partir des anciens idéogrammes bambara en 1930, dans la région de Kaarta, un syllabaire bambara, appelé masaba, comportant 123 caractères ; cette écriture est d'une diffusion très restreinte. Chaque femme habite une chambre. L'épopée de tradition orale est représentée notamment par des épopées historico-légendaires comme l'épopée bambara de Ségou, mas aussi par des épopées mythologiques influencées par les récits de chasse, comme Donso Nciba du Malien Amari Diarra. Membre de la famille des langues mandé, elle fait partie du principal groupe en nombre de locuteurs, à savoir le groupe des langues mandingues. Musique bambara du Baninko », Cahiers d’ethnomusicologie, 12 | 1999, 240-242. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bambaras&oldid=177724527, Article avec une section vide ou incomplète, Catégorie Commons avec lien local identique sur Wikidata, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Portail:Sciences humaines et sociales/Articles liés, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. Les langues austro-asiatiques Cette famille assez ancienne est répandue de l'Inde au Vietnam. Dans le monde, tous les êtres vivants ou inertes, ainsi que les forces intermédiaires sont liées, interdépendantes et en interaction selon un ordre auquel il ne faut en aucune manière porter atteinte. La société bambara est structurée par plusieurs types d'institutions et d'usages comprenant les castes, les classes d'âge, les clans et la structure familiale. Elle guérit ou tue net. Les célèbres masques Tyiwara (ou Ciwara, figurations animalières servant de cimier au masque lui-même), les masques animaliers de la société du korè ou ceux de la société du komo et les sculptures (figures humaines) constituent la partie la mieux connue des arts bamana (bambara), qui sont créés au sein de traditions, dont les rites de l'initiation, et participent de la danse et de la musique, auxquels tous les arts sont associés au cours des fêtes et des rituels. Aux oreilles se trouvent de grosses boucles d'or, au cou, de nombreux colliers, ainsi que de nombreux bracelets aux poignets et aux chevilles. Chaque homme marié constitue un pôle autour duquel gravitent une ou plusieurs épouses et définissant le « ménage ». La concession est la cellule de base de l’organisation du quartier ou du village. En général, par l’entremise d’un être fabuleux (esprit, animal, phénomène d’ordre atmosphérique ou astronomique), il en a reçu certaines connaissances qu’il transmit à sa descendance. Ce groupe comprend principalement, outre le bambara, le dioula en Côte d'Ivoire et au Burkina Faso, le mandinka au Sénégal et en Gambie, ainsi que le maninka de Guinée. Les autres n… Le bambara utilise des postpositions, comme bólo, qui indique la possession, lá qui a une valeur locative, etc. Cet article concerne le peuple bambara. De même, lors des pratiques « magico-religieuses », l’invocation des « âmes-forces », si elle est réalisée par de « mauvaises personnes », peut entraîner maladie, souffrance et destruction. L'orthographe latine de 1930 utilisait les lettres a/A, e/E, è/È, i/I, o/O, ò/Ò et u/U pour ces 7 voyelles, celle de 1970 utilise les lettres a/A, e/E, ɛ/Ɛ, i/I, o/O, ɔ/Ɔ et u/U en évitant les accents (réservés pour transcrire la tonalité). La classification proposée Ethnologue Il se présente comme suit: Pour retrouver une langue si vous ne connaissez pas sa famille, utilisez la fonction Edition, Rechercher de votre navigateur. Ils agissent par leur puissance personnelle mais également par l’intermédiaire des " Boli" (en bambara Relique) et des "jiné" qu’ils honoraient lorsqu’ils étaient en vie. Le groupe des "denmisèniw" regroupant les enfants considérés comme mineurs. Elle est constituée par un ensemble d’unités de base, les ménages. Les déterminants des noms (adjectifs, nombre) sont postposés. Les oncles et les tantes sont considérés comme pères et mères. Cela prolonge généralement les salutations. Elle représente à la fois une unité d’habitation, une unité de consommation et une unité de production. Les mânes des ancêtres, "fàsu" (littéralement en bambara dépouille du père) n'ont pas pour but de nuire aux vivants mais tout au contraire d'assurer aux vivants le déroulement optimal de leur vie et leurs activités. Par contre, le même pouvoir, manipulé par le guérisseur, aura un effet bienfaiteur pour l’individu ou la communauté. Depuis 1967, le bambara est écrit en alphabet latin (23 lettres de base ; les 3 consonnes « Q/q », « V/v » et « X/x » ne sont utilisées que pour les emprunts directs à d'autres langues). Les petits enfants habitent dans la chambre de leur mère. Le chapeau de paille de forme conique, le gaban, est aussi porté par les Bambaras. Les rapports entre les habitants de l’enclos domestique sont déterminés par une hiérarchie très marquée des positions. Ils iront vivre au Ouassoulou, entre Sikasso et la Côte d’Ivoire, au Do et Kri (actuel Ségou), au Kaniaga (actuel ; Bélédougou), au Kaarta (Sandaré, Oussoubidjadjan, etc.). Le bambara fait partie des six langues africaines que l'on peut présenter au baccalauréat avec le peul, le haoussa, le berbère, le swahili, le malgache et l'amharique[12]. nécessaire][14]. « L'appellation Bamana (ou Bambara) désigne d'une part, une langue (bamana kan), les populations de l'actuel Mali non converties à l'Islam, les deux ensembles ne coïncidant pas forcément. La langue bambara s’est formée sur la base des dialectes mandingues orientaux grâce à l’existence du royaume précolonial de Ségou (XVIIIe - XIXe siècles), et dans une moindre mesure, du Kaarta. Les arts bambara n'ont cessé de se transformer au cours du temps[11], et en particulier dans la seconde moitié du XXe siècle et au XXIe siècle, non seulement dans les arts visuels mais aussi dans le domaine musical[12] : la musique actuelle au Mali compte ainsi des chanteurs en langue bambara, dont, il y a quelques années, Ali Farka Touré et la reprise de son Bèrèbèrè (« s'entr'aider ») par Idrissa Soumaoro[13]. La variante normative la plus importante du mandingue est le bambara (bamanan), la langue la plus importante du Mali, souvent considéré par les habitants de ce pays comme « la langue malienne » par excellence.Le bambara s’est établi comme une langue distincte à l’époque du royaume de Ségou (XVIIIe-XIXe siècles). Le sunnisme prédomine. De nos jours, les vêtements à l'européenne ou à l'américaine côtoient les vêtements traditionnels. 1 . Elle modèle, module. Mais, « En Afrique, tout est Histoire. (Ton nom est comment ?) Le théâtre bambara traditionnel est le kotéba. Ils formaient le « Royaume bambara de Ségou » d’Afrique de l’Ouest. bambara appartient à la grande famille de langues mandé, et la plus petite de la famille langues mandingues. Les langues hmong-mien Cette famille est en voie d'extinction et est composée de deux langues : le hmong ou miao et le mien ou yao. Normalement écrit de droite à gauche, l'alphabet (monocaméral) comprend 26 lettres de base (7 voyelles et 21 consonnes) et 2 autres consonnes pour la variante woloso (ou wolusu) proche du bambara officiel du Mali actuel ; il comprenait également 3 autres consonnes (archaïques) pour l'ancienne variante jona. Cette application a été développée par Maliyiri. Attention, les chiffres sont donnés à titre indicatif et sont à prendre avec précaution. Parmi les Bambaras aujourd’hui musulmans dans leurs grandes majorités, certaines familles pratiquent l'excision en ayant oublié la cause pour laquelle ils la pratiquent, ou bien lui donnant d'autres raisons, car n'étant plus sous le prisme traditionnel[réf. Ajouter des liens. Le verbe est un attribut divin, aussi éternel que Dieu lui-même. C’est par la puissance du verbe que tout a été créé. Le bambara est une langue mandingue devenu la langue principale au Mali. C'est une langue du type S AUX O V X (sujet - marque prédicative - objet direct - verbe - objet indirect ou circonstanciel) avec deux tons (ton haut et ton bas). 11 500 entrées fin 2014), avec un index Français-Bambara, Bibliothèque Électronique Bambara, AMALAN - LLACAN, Listes de mots et documents sonores en bambara, https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Bambara&oldid=176932499, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Portail:Langues/Articles liés directement, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. jíri tán = dix arbres, jíri misɛn = un petit arbre. L’élément principal de ces solidarités s’exprime dans la vie familiale. En expansion continue depuis un siècle, elle compte actuellement autour de 15 millions de locuteurs, qui l'utilisent comme langue première ou seconde. Il n'y a pas de conjugaison. Les auxiliaires se traduisent souvent par le même mot en langue bambara Exemples . Ils formèrent de la fin du XVIIe siècle au milieu du XIXe siècle le royaume bambara de Ségou. Le bambara dispose de beaucoup de conjonctions, mais beaucoup d'entre elles ont été remplacées dans l'usage quotidien par des mots empruntés au français tels que parce que. On y comptent plus de 42 noms de famille Bambaras. Beaucoup de postpositions ont la même forme que des noms : par exemple, bólo signifie aussi 'main'. Elle appartient à la branche mandée des langues nigéro-congolaises.